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Confrontée à un virus, certes mal connu, la surveillance sanitaire aurait dû être renforcée et non pas négligée.
Le fait qu’il s’agisse d’un département d’outre mer a sans doute conduit le pouvoir central à une certaine négligence alors même que l’environnement tropical aurait du, au contraire, renforcer l’inquiétude.
Depuis peu, devant la protestation des habitants, le gouvernement a choisi une stratégie de lutte contre le vecteur dont l’objectif premier tend plus à la gesticulation spectaculaire qu’à l’action en profondeur. En effet, la lutte contre le vecteur, aussi nécessaire soit elle, semble menée selon des modalités et des principes dangereux et, en partie, inefficaces. Dangereux parce qu’elle mobilise des produits toxiques pour l’environnement naturel et parfois humain. Inefficace car une véritable démoustication passe d’abord par la collaboration active des citoyens. Insuffisante, enfin, car il ne faudrait pas oublier tous les éléments de protection individuelle, déterminant au cours de l’épidémie et de l’été austral.
C’est pourquoi le Parti Socialiste demande, notamment
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que soient dès maintenant mises en œuvre, de façon transparente, toutes les investigations et recherches cliniques, sérologiques et épidémiologiques que cette crise sanitaire aurait du justifier dès le début.
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que la population, et en particuliers les plus défavorisés, bénéficie en urgence de toutes les informations et les moyens propres à favoriser la protection individuelle face aux moustiques.
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que l’action antivectorielle soit menée avec un réel souci de l’environnement naturel et humain.
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que cette action soit prolongée par une réflexion sur son extension au niveau régional qui est le cadre réel du développement de l’épidémie et de sa persistance.
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